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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 10:00

 

Petite histoire des temps chauds à l'usage de la classe politico-médiatique

 

Dame Nature n’est pas si mauvaise fille que ça. En 2009, lors de la grande conférence sur le climat, qui devait être notre dernière chance de sauver celui-ci, elle avait certes amené nombre d’officiels à quitter précipitamment Copenhague avant d’être bloqués par une tempête de neige. Les indicateurs bricolés pour mesurer l’évolution thermique de la Terre ne montrent certes plus d’augmentation de la température dite « globale » depuis quinze à dix-huit ans selon les sources, une durée comparable à celle qui a vu notre planète se réchauffer. Néanmoins, à cinq mois de la conférence de Paris (COP21) visant à trouver un accord international afin de donner une suite au protocole de Kyoto, elle offre au gouvernement une petite branche à laquelle s’accrocher : en ce début d’été, il fait chaud.

 

Lorsque l’on est dans les starting-blocks en attendant le coup de feu du starter, l’adrénaline peut conduire au faux départ. Marisol Touraine, ministre de la Santé, peut en témoigner. Aux premières chaleurs du début juin, sa secrétaire d’État aux personnes âgées avait en effet déclaré que les ministres allaient annoncer le déclenchement des mesures canicule pour au moins quarante-huit heures. Le rétropédalage ne tarda pas : à l’occasion de la visite d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad, autrement dit une maison de retraite), il ne s’est plus agi que de rappeler les mesures prévues en cas de canicule.

Il faut dire que la très remarquable canicule de 2003 est dans toutes les mémoires. Notamment des personnalités en vue du ministère de la Santé. À l’époque, le docteur Jean-François Mattéi, en charge de ce portefeuille ministériel, n’avait pas pris la mesure de ce qui était en train de se passer : sans interrompre ses vacances, il s’était voulu rassurant dans un entretien accordé en tenue décontractée. Bilan : près de 15 000 morts, essentiellement des personnes âgées, seules.

C’est à la suite de ce drame, révélateur de l’état de la société plus que de l’évolution climatique, même si les médias ont traité ces deux points à l’inverse de leur pertinence, qu’a été créé le « plan national canicule », activé chaque année du 1er juin au 31 août et entrant automatiquement au niveau 1, celui de la veille saisonnière. Une manière de faire savoir que les équipes sont sur le pont, que tout le monde est au taquet, aux aguets. Les trois autres niveaux sont nommés « avertissement chaleur », « alerte canicule » et « mobilisation maximale » et correspondent respectivement aux alertes jaune, orange et rouge sur les cartes de Météo-France. Nous sommes actuellement en alerte orange dans un grand nombre de départements.

Pas question, donc, de répéter les erreurs du passé, surtout dans le contexte des premiers départs en vacances. Des patrouilles pourront porter secours aux automobilistes en difficulté. Des brumisateurs seront disponibles sur les aires de repos des autoroutes. On ne le sait pas assez, mais s’humidifier le visage sans avoir à se mouiller les mains peut sauver des vies. Une autre grande question a surgi : peut-on se permettre de ne pas interdire les compétitions sportives du week-end ? Souhaitant ne pas se mouiller, ce qu’il recommande pourtant, le gouvernement a laissé ce point à l’appréciation des préfets. La mairie de Paris a quant à elle décidé d’annuler l’événement Femmes en sport, repoussé à la rentrée.

On le voit, rien n’est laissé au hasard. Chacun y va de ses recommandations sur Tweeter. Habituée à occuper la scène médiatique, la plus active est Ségolène Royal, devançant Marisol Touraine.

 

 

À ces bons conseils au quatrième âge, dont les représentants sont, comme l’on sait, très actifs sur les réseaux sociaux, répondent les followers. En résumé et principalement, un profond désintérêt, des demandes de ne pas être pris pour des neuneus et l’interrogation fondamentale vis-à-vis de tout gouvernement : faut-il être ministre pour débiter de telles fadaises ?

 

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Published by Hacène AREZKI
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