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La Trogne

 


6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 11:00

 

Les activités humaines sont responsables de la hausse de concentration atmosphérique en CO2 et donc du réchauffement climatique. Si la seconde partie de cette assertion est fréquemment débattue, la première, qui la conditionne, ne l'est quasiment jamais. Le GIEC l'affirme, mais ne démontre rien et serait bien en peine de le faire. C'est dans le septième chapitre du dernier rapport d'évaluation (2007), intitulé Couplage entre les changements au sein du système climatique et la biogéochimie, dans la section (7.3.1.2.) sur les Perturbations du cycle naturel du carbone par les activités humaines, que la question est abordée. On y trouve notamment la figure suivante, qui présente les réservoirs naturels de carbone, les flux de carbone entre ces différents réservoirs et l'irruption des activités humaines en leur sein :

 

AR4-fig7.3(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

 

Un examen attentif de cette figure met en évidence que nos connaissances actuelles sur le cycle du carbone ne permettent en aucun cas d'affirmer que les émissions anthropiques de dioxyde de carbone sont responsables de la hausse de concentration atmosphérique de ce gaz dit à effet de serre.

Extrait du chapitre 10 de Climat, mensonges et propagande, qui revient sur ce bien entendu scientifico-médiatique.

 

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Avant même d’explorer l’hypothèse selon laquelle le léger réchauffement qu’a connu la Terre depuis environ 150 ans serait la conséquence de la hausse de concentration atmosphérique en CO2, il convient de s’interroger sur le rôle des activités humaines dans les changements de la composition gazeuse de l’atmosphère observés.
La question peut sembler saugrenue, puisque, bien souvent, les climato-sceptiques eux-mêmes ne remettent nullement en cause la responsabilité humaine sur ce point.

Les émissions anthropiques de CO2 sont montrées du doigt, car depuis la révolution industrielle elles n’ont cessé d’augmenter, injectant dans le cycle naturel du carbone une contribution anthropique de plus en plus élevée, désormais de l’ordre de 8 milliards de tonnes de carbone (8 GtC) par an. Cette quantité représente un flux supplémentaire dans le bilan annuel du carbone. D’après les données fournies par le chapitre 7 du dernier rapport du GIEC, les principaux réservoirs de carbone sont l’atmosphère (760 GtC), la surface des océans (920 GtC), les sols et la végétation terrestre (2260 GtC) ainsi que l’océan intermédiaire et profond (37 200 GtC). Ces différents stocks échangent naturellement entre eux des quantités de carbone dont le total, si on se limite à celles qui concernent l’atmosphère, est presque cinquante fois plus important que les émissions humaines. Ce sont précisément ces flux qui nous intéressent. Toujours d’après ce même rapport, ce bilan naturel serait équilibré (nul), avec une captation du carbone atmosphérique par les sols (0,2 GtC/an), par la photosynthèse des plantes (120 GtC) et les océans (70 GtC), et avec un rejet vers l’atmosphère venant de la respiration (119,6 GtC) et des océans (70,6 GtC). Le bilan anthropique serait lui en déséquilibre, puisque les différents flux (représentant des quantités nettement moins importantes de carbone) ne s’annulent pas. Ainsi, on sait que, chaque année, l’atmosphère reçoit 6,4 GtC (valeur moyenne des années 1990, utilisée par le GIEC) d’origine anthropique mais on n’y en retrouve que la moitié, soit 3,2 GtC, la moitié manquante ayant été retirée par le cycle naturel en même temps que tous les autres flux sortants nettement plus importants qu’il régule. À ce stade, il semble légitime de se demander si la petite contribution anthropique peut ou non déséquilibrer le bilan global et être responsable de la présence croissante de carbone dans l’atmosphère sous forme de CO2. Le GIEC précise, uniquement dans la légende de la figure présentant tous ces flux, qu’ils sont entachés d’une marge d’erreur de plus ou moins 20 %, ce qui est considérable. Les chiffres présentés à la virgule près sont donc en réalité très approximatifs et ajustés de telle sorte que le bilan naturel soit parfaitement équilibré. Par ailleurs, compte tenu d’une part de l’importance des flux de carbone et de notre incapacité à les estimer finement et, d’autre part, de la contribution anthropique comparativement faible (en 1991, la seule éruption du volcan philippin Pinatubo a rejeté autant de carbone dans l’atmosphère que les activités humaines de toute une année), on est en droit de se demander si cette hausse du stock atmosphérique de carbone est réellement liée aux activités humaines. Cette hypothèse peut être testée, grâce à l’estimation des différents flux et de l’incertitude qui leur est attachée. Curieusement, à notre connaissance, ce test, dont le résultat conditionne la pertinence de toutes les études portant sur l’éventuelle implication de l’Homme dans le changement climatique, n’a, jusqu’à présent, jamais été fait sur ces données, ou tout au moins jamais rendu public. Cela est d’autant plus étonnant qu’il est une pratique courante de la recherche. Il permet en effet aux scientifiques d’évaluer les chances qu’ils ont de se tromper en concluant à la validité de leur hypothèse. Le calcul conduit ici à un risque d’erreur de 47 %, si bien qu’il y aurait presque une chance sur deux de se tromper en affirmant que c’est la contribution humaine qui est responsable du déséquilibre positif du bilan annuel de carbone atmosphérique. On est très loin des traditionnels 5 % que ne s’autorisent pas à dépasser les scientifiques dans leurs conclusions. Cela n’invalide pas en soi l’hypothèse de la responsabilité humaine, mais montre que, même si elle était réelle, elle ne pourrait pas du tout être mise en évidence. Ce qui est pourtant affirmé sans la moindre hésitation depuis la création du GIEC en 1988.

 

 


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Published by Hacène AREZKI
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commentaires

Lygle.Swab 12/02/2014 14:48


Cette note est devenue has been depuis la publication du dernier rapport de l'IPCC.


Il serait convenable pour les lecteurs de remettre les chiffres à jour.


Tchô

Hacène AREZKI 12/02/2014 15:48



Bonjour,


Pourquoi ne pas nous dire en quoi "cette note est devenue has been" ? Qu'y a-t-il de fondamentalement ou plus superficiellement changé selon vous ?


Cordialement,


Hacène AREZKI



ElaX 19/04/2012 22:58


Mettons que j'oublie notre différent sur le climat, sommes-nous d'accord sur le pic pétrolier ?  


Je pose la question sans agressivité: en fait, je ne suis pas si méchant que ça, mais dans les débats, je suis effectivement mordant, et je crois que j'ai un don pour la provocation.


Et regardez la liste des signataires: y figurent des pro et des anti-nucléaires: vous croyez pas que je suis capable de rentrer dans le lard des...  des pro ou des anti ?  


(La bonne réponse, c'est les deux: dès qu'apparaît du dogmatisme, des trucs irrationnels et tout, je rentre dedans).

Hacène AREZKI 20/04/2012 19:49



Rentrez dans qui vous voulez, qui voudra bien perdre son temps à vous répondre. Si d'une part les bonnes manières vous sont étrangères et si, d'autre part, vous
partez nécessairement du principe que n'étant pas d'accord avec vous je ne peux faire preuve que de dogmatisme, alors il est bien certain qu'il n'y a pas de discussion possible, d'autant plus que
je fais de mon mieux pour employer mon temps le plus intelligemment possible, ce qui signifie évidemment que j'évite ce genre d'échange stérile.


Je n'ai pas le temps de lire votre lien pour le moment et n'ai jamais pris la peine, jusqu'ici, de regarder avec le sérieux nécessaire ce qui a trait au pic
pétrolier. Je n'ai donc aucune opinion étayée sur le sujet à partager.


Bonjour quand même.



ElaX 15/04/2012 04:31


Alors, toujours figé dans vos certitudes ?


Et le pic de production du pétrole, vous en pensez quoi ?  Vous signez l'appel sur ce site: http://tribune-pic-petrolier.org ?


 

Hacène AREZKI 19/04/2012 16:39



Si cela peut vous arranger de quelque manière, pensez donc que j'ai des certitudes, celles qui vous permettront de me mettre dans la case de votre choix. Quant au
pic pétrolier, je ne vois pas ce que cela vient faire dans la discussion, si ce n'est que je vois bien dans quelle case de votre représentation du monde et du réchauffement anthropique je
figure...



Robert 12/02/2012 21:42


Je ne sais pas ce que vous avez lu comme études sur le sujet, mais vous êtes passé à coté d'informations importantes, On sait que le CO2 atmosphérique supplémentaire est d'origine
anthropique, il y a bien sur les mesures isotopiques, mais aussi la diminution correspondant du taux d'oxygène prouvant qu'il y a eu combustion. Je vous suggère fortement de faire ce
que tout scientifique doit faire avant de pondre quoique ce soit, c'est de lire le maximum de littérature sur le sujet.

Hacène AREZKI 12/02/2012 23:33



Bonjour,


Eh bien si vous êtes le Robert qui poste à tout va sur les blogs d'affreux sceptiques afin de leur faire perdre du temps en les renvoyant vers de fort nombreux
liens, j'imagine que vous allez me mettre dans les pattes toutes le bonnes références...


Comme je l'ai dit plus haut dans les commentaires, les isotopes prouvent que des ressources fossiles ont été brûlées ; la belle affaire. On a guère besoin de cela
pour le savoir. Idem pour l'oxygène, dont la baisse de concentration s'expliquera aussi en partie par la combustion de la biomasse, notamment celle des forêts défrichées.


Évidemment, si vous voulez expliquer en détail, autrement que par des liens que vous n'aurez que parcourus, en quoi je fais erreur, eh bien ce sera avec attention
que je vous lirai.



ElaX 12/01/2012 16:51


Pour le point 1, si je vous comprends bien, vous critiquez la présentation du cycle du carbone faite par le GIEC et dîtes qu'avec une incertitude de +/- 20 %, on ne peut pas conclure sur l'effet
de l'influence anthropique.  En réalité, ce sont les flux bruts (gross fluxes) qui ne sont pas connus avec précision; ce qu'on connaît mieux, ce sont les flux nets, et leur évolution. 
Et c'est cette évolution des flux nets qui montre une accumulation de CO2 cohérente avec ce qu'on observe.


Pour le point 2, les mesures montrent une augmentation du CO2 depuis 1850 et les analyses isotopiques montrent que le carbone supplémentaire provient d'énergies fossiles : l'appauvrissement de
l'atmosphère en Carbone 13 et 14 montre que le CO2 supplémentaire vient d'énergies fossiles.


On n'est plus dans la suspicion : on tient le coupable de l'augmentation du CO2 et on a des preuves !  Moi, pour moins que ça, je mets en garde à vue !

Hacène 12/01/2012 19:45



Heureusement que vous n'êtes qu'un petit procureur et non un juge, alors !   
(garde à vue peut-être, mais au procès, c'est la relaxe à coup sûr !)


Je vois que je ne vous convaincrai pas que votre raisonnement ne tient pas (ce qui ne veut pas dire que la conclusion est fausse -même si ça ne m'étonnerait pas trop
non plus). Et puis si vous partez sur des teneurs en CO2 stables autour de 280 ppmv, via les carottages glaciaires... on ne va pas s'en sortir. Ce n'est pas dans les commentaires que je pourrai
développer. C'est pourquoi j'en ai fait un livre. Et non par attrait du gain et encore moins pour la gloriole (je suis inconnu de presque tout le monde, et pourvu que ça dure). Je précise pour
ceux qui liraient ceci, qu'ElaX vient d'un blog où j'ai fait l'erreur de laisser un message et où le manque de courtoisie conduit à la médisance et aux déclarations habituelles sur les
climato-sceptiques, qui n'ont aucun de mal à convaincre les convaincus d'avance que tous sont vendus aux lobbies. Et surtout que l'on ne peut s'exprimer sur le sujet si l'on n'a pas publié dans
une revue scientifique, sauf eux car ils ont raison, sachant malgré tout départager les scientifiques entre eux (et heureusement qu'ils peuvent évoquer Claude Allègre, épouvantail censé être
l'image du climato-sceptique type en France et dans le monde -heureusement, il n'en est rien ; finalement il rend plus de service aux carbocentristes qu'aux "sceptiques").


Ah oui ! ElaX, qui est malgré tout (presque -bah oui, faut pas pousser) le bienvenu ici, considère qu'il est proprement criminel d'être climato-sceptique et surtout
de le faire savoir. Peut-être veut-il sauver vos âmes (la mienne doit être déjà entre de mauvaises mains), ce pourquoi il se serait aventuré ici (?).


ElaX, si vous voulez avoir une vue d'ensemble de ce que j'aurais à dire, lisez donc mon bouquin, vous n'aurez aucun mal à le lire rapidement. Vous n'êtes pas obligé
de l'acheter, on le trouve parfois en bilbiothèque, y compris universitaire. Et s'ils ne l'ont pas près de chez vous, vous pouvez leur demander de l'acquérir. Vous y verrez des références
bibliographiques, de divers ordres, que vous pourrez alors critiquer (dans une revue, comme dirait je ne sais plus qui sur le blog que j'évoquais au début).


Sachez en tout cas que ces remarques, qui font l'objet de cet article de blog, ont retenu l'attention de chercheurs en exercice ou en retraite. Comme quoi, tout le
monde peut se tromper. Eux... comme vous et d'autres !



ElaX 12/01/2012 11:26


Bonjour,


Votre présentation de la manière dont est évalué le cycle du carbone est tronquée et je vous conseille de lire ceci : http://www.manicore.com/documentation/serre/puits.html


 


La preuve de la contribution humaine à l'augmentation du CO2 se trouve ici : http://www.manicore.com/documentation/serre/anthropique.html  L'argument le plus fort est celui de l'analyse
isotopique en bas.


 


Bonne lecture


 


 

Hacène 12/01/2012 13:20



Bonjour,


Merci. Tout ceci a déjà été lu, mais je ne suis pas contre le fait de le mentionner pour les lecteurs de passage ici. Il est toujours préférable d'écouter tous les
sons de cloche, de savoir qui dit quoi, avant de se faire une opinion ou plus humblement de considérer que l'on en a pas les moyens.


Par contre, l'attitude visant à ne renvoyer qu'à de la lecture, plutôt qu'à dire, au moins de manière résumée, en quoi celui avec lequel on est pas d'accord se
trompe, est proche de celle des trolls qu'on trouve un peu partout sur divers sites. Merci de ne vous être contenté que de deux liens ! 


L'argument isotopique pourrait être un argument fort, si la question posée était de savoir si les activités humaines ont rejeté du CO2 dans l'atmosphère. Mais ça, on
en est déjà sûr. Je ne pense pas qu'on pourrait trouver un olibrius pour dire le contraire. Que l'on trouve la trace de ces rejets, c'est-à-dire qu'il y ait eu une petite source d'émission
supplémentaire et identifiable, ne prouve pas, compte tenu du volume des stocks et échanges naturels et des incertitudes qui leur sont attachées, que le cycle du carbone en a été, en est perturbé
pour autant et que l'homme est responsable de la hausse de concentration du CO2 atmosphérique. Ceci étant dit, je suis bien d'accord pour dire que l'absence de preuve n'est pas la preuve de
l'absence, c'est-à-dire que s'il n'est pas possible de réfuter l'hypothèse que l'augmentation du CO2 atmosphérique est d'origine humaine, elle n'en reste pas moins une hypothèse possible, mais
invérifiable.



Ghislaine 09/12/2011 11:40


Salut Hacène,


Je suis un peu ennuyée, là, je l'avoue Parce que je me trouve face à un fin connaisseur, pour le moins amateur fort
éclairé qui sait parfaitement de quoi il parle et qui a face à lui une béotienne.


Ce qui est certain, c'est que le sujet non seulement m'interpelle mais aussi qu'il m'intéresse vivement et que tes lignes, à travers ton écriture fine et précise, sont réellement très agréables à
lire.


En résumé : j'apprends avec bonheur un tas de choses et j'en redemande !


Bises et un beau congé de fin de semaine à toi.

Hacène 09/12/2011 13:31



100 % des commentaires versant dans le dithyrambe avec enthousiasme, j'annonce
solennellement et avec une joie non dissimulée qu'il y aura du rab...