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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 11:00

 

Il y a de quoi être décontenancé. En à peine quelques jours, les journaux ont relayé des informations semblant totalement contradictoires. La calotte glaciaire de l’Antarctique pourrait bien avoir commencé à perdre de sa stabilité. Ce serait en quelque sorte le début de la fin pour cet inlandsis, avec à terme une forte élévation du niveau des océans. Puis, patatras !, une nouvelle étude sort, qui montre que depuis (au moins) près de 25 ans, les gains ont été supérieurs aux pertes, si bien que l’inlandsis a gagné en masse. Au point qu’il convient maintenant de se demander d’où provient une partie de la hausse du niveau des océans constatée durant cette période et qui était attribuée à la fonte supposée de l’Antarctique. Heureusement, un avenir sombre et certain permet de réconcilier tout le monde : si cela ne fond pas tout de suite, c’est que ça fondra plus tard.

 

Il en va de la course au catastrophisme comme de toutes les autres compétitions, surtout en période de forts enjeux (COP21) : il y a des faux départs. Fin septembre, Atlantico, décidément abonné aux approximations les plus abouties, titre : « La fonte des glaces s’accélère en Antarctique : la calotte glaciaire est plus fragile que jamais ». En guise d’Antarctique, il s’agit du pôle Nord. Et il n’est pas question, en réalité, de calotte glaciaire, constituée de glaciers continentaux, mais de banquise, ou glaces de mer. Le « journaliste » relaie l’information publiée par EarthObservatory, un site de la NASA présentant quotidiennement des images. Ce jour-là était présenté celui du minimum annuel d’extension de la banquise, survenu le 11 septembre.

 

 

Cette image montre le minimum d’extension de la banquise cette année, ainsi que l’extension médiane calculée sur la période 1981-2010 (trait bistre). La différence entre celle-ci et celle-là est d’environ 1,8 million de km2, selon les données du National Sea and Ice Data Center, organisme américain fournissant des données sur les glaces de mer, un parmi de nombreux autres dans le monde. Le NSIDC est dirigé par Mark Serreze, un alarmiste qui, après l’importante baisse de l’été 2007, avait prévu, en février 2008, que l’océan arctique pourrait bien être libre de glace dès l’été de la même année. Il n’en a bien sûr rien été et l’on attend toujours la disparition estivale des glaces de mer. Un autre chercheur, britannique, l’avait annoncée pour 2013. Serreze, prudent, la voit dorénavant en 2030.

Dans le cadre de la COP21 à venir, la communication se veut bien sûr alarmiste. D’où cette tempête dans un verre d’eau. La banquise durant l’été n’a en réalité pas connu de recul important par rapport à ces dernières années. Certes, son extension estivale est beaucoup moins importante que dans les années 1980 (alors que nous sortions d’une période de refroidissement), mais elle se maintient plutôt depuis quelques années à ce relativement bas niveau.

 

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Published by Hacène AREZKI
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